Emilie Fourreau

Charge de la Déesse

Écoutez les paroles de la Déesse Mère
Jadis appelée Brid, Isis et Mélusine, Dana et Aradia, Freya et Déméter
Et invoquée sous milles autres noms sublimes :

Lorsque vous en sentez le besoin ou désir, une fois par mois, surtout à la lune pleine,
En quelque endroit secret il vous faut réunir pour m'adorer en esprit, moi la Souveraine,
Moi que tous les sorcières et sorciers admirent.
Ceux qui veulent tout savoir des pratiques anciennes, ceux qui aiment l¹Art et veulent encor découvrir,
Ils sauront et verront des choses surhumaines.

Vous serez libérés de tout esclavage et comme signe de votre affranchissement
Vous me célébrerez vêtus des seuls nuages;
Et vous danserez, chanterez en festoyant, jouerez de la musique et ferez lutinage.
Ainsi vous m'honorerez délicieusement, car l'extase spirituelle est mon partage
Et mienne aussi est la joie des corps exultants, car ma loi est amour pour les êtres et les âges

Conservez la pureté de votre idéal, tendez toujours vers lui. Faites votre chemin
Sans être arrêté ou détourné par le mal.
Mienne est la porte du Royaume élyséen, mienne est la coupe de vie et le saint Graal,
Le chaudron de Korridwann et la vie sans fin.

Je suis la bonne, la généreuse Déesse qui offre à tous les coeurs le cadeau de la joie.
Sur terre, l'éternité de l'esprit je professe comme j'enseigne la paix après le trépas
Je refuse les sacrifices sous toutes espècescar je suis Mère. Les vivants viennent de moi
Et j'inonde toute la terre de tendresse.
Écoutez la voix de la Déesse étoilée, aux pieds duquel trônent les hôtes célestes
Et dont le corps encercle l'univers entier :

C'est moi qui suis la beauté de la verte Terre et la Lune blanche sous son dais constellé
Des abysses marines je suis le mystère. Je suis ce désir en ton âme appelé.
Lève-toi et viens à moi. Point ne délibère. Car je suis l'âme de la Nature incarnée
Je suis celle qui donne vie à l'Univers Tout procède de moi et veut y retourner.
Devant ma face, aimée des Cieux comme de la Terre, et dans les ravissements de l'infinité
Tu verras le divin en toi qui se libère

Que mon culte égaye les coeurs attristés car l'amour et les plaisirs sont ma liturgie.
Ayez en vous de la force et de la beauté, du pouvoir et de la compassion aussi.
Ayez de l'honneur comme de l'humilité, de la révérence et de la plaisanterie.

Et toi qui penses me chercher, tu dois savoir. Que ta quête et tes beaux projets seront déçus
À moins que tu ne traverses le miroir. Si à l'intérieur de toi tu n'as pas vu
À l'extérieur de toi tu ne saurais voir Car je suis avec toi depuis le tout début
Et je suis trouvée à la fin du vouloir.

Bagahi laca bachahé     Lamac cahi achabahé     Karrelyos
Lamac Lamec bachalyos     Cabahagi sabalyos       Baryolas
Lagozatha cabyolas     Samahac et famyolas     Harrahya!

Date de dernière mise à jour : 17/10/2019